- La pressothérapie améliore temporairement le retour veineux et réduit les œdèmes¹
- Son efficacité sur la récupération sportive reste débattue avec des résultats mixtes²
- Les effets pour soulager les douleurs post-entraînement sont modestes à court terme³
- La technique est généralement sûre mais présente des contre-indications importantes
- L’utilisation régulière (2-3 fois/semaine) semble plus efficace que des séances ponctuelles⁴
La pressothérapie a envahi les centres de récupération sportive, les instituts esthétiques et même les cabinets de kiné. Ces bottes de pressothérapie qui massent vos jambes promettent de booster votre récupération, d’améliorer votre circulation et de soulager les jambes lourdes. Mais qu’en est-il réellement ?
Entre les témoignages enthousiastes des sportifs et le marketing agressif des fabricants, difficile de démêler le vrai du faux. Cet article examine les preuves scientifiques disponibles sur les bienfaits de la pressothérapie pour vous aider à décider si cette thérapie mérite votre temps et votre argent.
Qu’est-ce que la pressothérapie ?
Le principe technique
La pressothérapie, aussi appelée compression pneumatique intermittente (CPI), consiste à enfiler des manchons gonflables sur les jambes (parfois aussi les bras ou l’abdomen). Ces manchons se gonflent et se dégonflent de façon séquentielle avec de l’air comprimé, créant une compression qui remonte progressivement le long du membre.
Le système reproduit mécaniquement le drainage lymphatique manuel. La pression exercée varie généralement entre 30 et 120 mmHg selon les appareils de pressothérapie et les protocoles. Les cycles de compression, dont la durée de la séance varie habituellement entre 20 et 60 minutes, créent une technique de massage automatisée qui agit sur l’ensemble du corps pour diminuer le gonflement et améliorer la circulation.
Les différents types d’appareils
Il existe trois grandes catégories de dispositifs utilisées dans différents contextes :
Les appareils médicaux professionnels utilisés en phlébologie et lymphologie disposent de plusieurs chambres de compression indépendantes. Ils permettent un contrôle précis de la pression et du timing. Ces appareils de pressothérapie sont essentiels pour le traitement paramédical de certaines pathologies et sont généralement utilisés par un kinésithérapeute qualifié.
Les appareils de récupération sportive sont conçus spécifiquement pour les athlètes. Ils proposent généralement des pressions plus élevées et des cycles plus dynamiques pour accélérer le processus de récupération et maximiser les bénéfices après une activité physique intense.
Les appareils grand public à usage domestique offrent des fonctionnalités simplifiées à un prix plus accessible. Leur efficacité varie considérablement selon la qualité de fabrication, mais peuvent constituer une meilleure solution pour un usage régulier à domicile. La raison principale de leur succès est la facilité d’utilisation sans nécessiter de déplacement. Des marques comme Jolt, Fitem, Reboots ou encore Compex dominent ce marché.
Quels sont les bienfaits prouvés de la pressothérapie ?
Amélioration de la circulation sanguine et réduction des œdèmes
C’est l’application la plus documentée scientifiquement parmi les bienfaits de la pressothérapie. Une méta-analyse de 2019 portant sur 23 études a confirmé que la compression pneumatique intermittente réduit significativement les œdèmes des membres inférieurs¹. L’effet est particulièrement marqué chez les personnes souffrant d’insuffisance veineuse chronique, une pathologie chronique fréquente caractérisée par une mauvaise circulation sanguine.
Une étude britannique de 2021 a mesuré une amélioration de la circulation sanguine avec une augmentation de 30 à 40% du flux veineux pendant et immédiatement après une séance de 30 minutes⁵. Cette amélioration persiste environ 2 à 3 heures après la séance et permet de diminuer significativement le gonflement des jambes.
Les bienfaits de la pressothérapie sur la circulation sont donc bien réels, même si temporaires. Pour les personnes souffrant de jambes lourdes, de varices ou d’œdèmes, l’effet de soulagement est généralement immédiat et agréable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux kinésithérapeutes intègrent cette technique dans leur programme de soins.
Drainage lymphatique et élimination des toxines
Le système lymphatique ne dispose pas de pompe comme le cœur pour le sang. Il dépend des contractions musculaires et des mouvements pour fonctionner. La pressothérapie, en tant que technique de drainage lymphatique, peut donc théoriquement suppléer à cette fonction et favoriser l’élimination des toxines du corps.
Des études sur des patientes atteintes de lymphœdème post-cancer du sein montrent des résultats positifs. Une recherche brésilienne de 2020 a observé une diminution moyenne de 18% du volume du membre après 12 séances réparties sur 4 semaines⁶. Le gonflement pathologique était nettement réduit grâce à un programme régulier de pressothérapie.
Cependant, les spécialistes s’accordent pour dire que la pressothérapie ne remplace pas le drainage lymphatique manuel réalisé par un kinésithérapeute qualifié. Elle constitue plutôt un complément ou une solution de maintenance entre les séances de soin. La raison est que le drainage manuel permet une approche plus personnalisée et adaptée.
Favoriser le retour veineux et réduire les varices
La méthode est particulièrement efficace pour favoriser le retour veineux, un processus essentiel pour la santé circulatoire. En comprimant progressivement les membres de bas en haut, les bottes de pressothérapie aident à stimuler la circulation et à soulager les jambes lourdes.
Concernant les varices, bien que la pressothérapie ne puisse pas réduire les varices existantes de façon permanente, elle contribue à en limiter l’aggravation et à soulager les symptômes associés à une mauvaise circulation sanguine. Un spécialiste vasculaire pourra déterminer si cette thérapie est adaptée à votre situation spécifique et établir un programme de soins approprié.
L’activité régulière de pressothérapie peut notamment diminuer la sensation de lourdeur et le gonflement qui accompagnent souvent les problèmes veineux.
Sensation de jambes légères et état de relaxation
Au-delà des mesures objectives, la quasi-totalité des utilisateurs rapportent une sensation de légèreté et un état de relaxation profond après une séance. Cette perception subjective de bien-être ne doit pas être négligée, même si elle est difficile à quantifier scientifiquement.
Une enquête japonaise menée sur 156 utilisateurs réguliers a révélé que 87% déclaraient ressentir moins de lourdeur dans les jambes et 72% rapportaient un meilleur sommeil les soirs de séance⁷. Cette technique de massage automatisée procure un niveau de détente comparable à un massage manuel effectué par un professionnel.
La pressothérapie améliore-t-elle vraiment la récupération sportive ?
Ce que disent les études
C’est là que le consensus scientifique devient plus flou. Les recherches sur les bienfaits de la pressothérapie pour la récupération sportive présentent des résultats contradictoires.
Une méta-analyse australienne de 2022 analysant 17 études sur des athlètes a conclu que la pressothérapie produisait des effets « modestes mais positifs » sur la récupération musculaire². Les marqueurs de dommages musculaires (créatine kinase, myoglobine) diminuaient légèrement plus vite avec pressothérapie qu’avec une récupération passive. Cette méthode permet d’accélérer le processus de réparation tissulaire après une activité intense.
Cependant, une étude néerlandaise de 2023 sur des coureurs de semi-marathon n’a trouvé aucune différence significative de performance ou de perception de récupération entre le groupe pressothérapie et le groupe témoin³. La raison de ces résultats contradictoires pourrait résider dans les différences de protocoles utilisés.
Améliorer l’oxygénation des tissus et réduction de la fatigue
L’un des mécanismes théoriques de la pressothérapie est d’améliorer l’oxygénation des tissus musculaires en stimulant la circulation. Une meilleure oxygénation favoriserait une récupération plus rapide et une réduction de la fatigue accumulée après une activité sportive.
Plusieurs utilisateurs rapportent effectivement une diminution de la sensation de fatigue après une séance, particulièrement lorsqu’elle est intégrée dans un programme de récupération structuré et effectuée dans les heures suivant un effort intense. Cette sensation agréable de jambes « rechargées » contribue au bien-être général du sportif.
Pour maximiser ces effets, les spécialistes recommandent de combiner la pressothérapie avec d’autres techniques de récupération et une hydratation appropriée.
Effets pour soulager les douleurs post-entraînement (DOMS)
Les courbatures d’apparition retardée (DOMS) sont souvent citées comme une cible de la pressothérapie. Les résultats ici aussi sont mitigés pour soulager les douleurs post-entraînement.
Une recherche américaine de 2021 sur 24 athlètes après un entraînement excentrique intensif a montré une réduction de 23% de la douleur perçue dans le groupe pressothérapie comparé au groupe contrôle⁸. Mais cette différence n’était significative qu’à 24h post-exercice, pas à 48h ou 72h.
D’autres études n’ont trouvé aucun effet spécifique sur les DOMS. La variabilité des protocoles (durée, pression, fréquence) rend difficile la comparaison directe entre les recherches. La raison de ces divergences pourrait être liée au type d’activité pratiquée et à l’intensité de l’effort.
Impact sur la performance
Plusieurs études ont testé si la pressothérapie permettait de maintenir la performance lors de séances rapprochées. Les résultats suggèrent un effet marginal mais mesurable au niveau de la récupération.
Une étude espagnole de 2020 sur des cyclistes a mesuré une amélioration de 3.2% de la puissance développée lors d’un test réalisé 24h après un entraînement épuisant⁹. C’est statistiquement significatif mais l’impact pratique reste modeste pour la plupart des sportifs amateurs.
Pour maximiser les bénéfices, il est recommandé d’intégrer la pressothérapie dans un programme de récupération global comprenant également nutrition adaptée, hydratation et sommeil suffisant.
Le timing compte pour accélérer le processus
Un élément semble faire consensus : le moment d’utilisation influence l’efficacité. Utiliser la pressothérapie dans les 2 à 4 heures suivant l’effort semble plus bénéfique qu’une utilisation le lendemain² pour accélérer le processus de récupération et diminuer l’inflammation.
Les séances de 20 à 30 minutes à pression modérée (60-80 mmHg) donnent généralement de meilleurs résultats que des sessions plus courtes ou à pression trop élevée. C’est la raison pour laquelle les kinésithérapeutes recommandent de respecter ces paramètres.
✅ Dans quels cas la pressothérapie est-elle vraiment utile ?
Situations où les bénéfices sont les plus marqués
La pressothérapie montre son efficacité maximale dans ces contextes spécifiques :
Insuffisance veineuse et mauvaise circulation sanguine : c’est l’indication médicale classique. Les personnes qui restent longtemps debout ou assises bénéficient d’un soulagement réel et durable avec des séances régulières pour soulager les jambes lourdes. Un programme de 2 à 3 séances par semaine permet de diminuer significativement les symptômes.
Après un vol long-courrier : la pressothérapie aide à résorber l’œdème des chevilles et à relancer la circulation après plusieurs heures d’immobilité. De nombreux sportifs l’utilisent systématiquement après leurs déplacements pour favoriser le retour veineux et réduire le gonflement.
Lymphœdème : en complément d’un suivi médical avec un kinésithérapeute, cette technique de drainage lymphatique contribue à la gestion de cette pathologie chronique. Un programme régulier permet de mieux contrôler le gonflement.
Périodes d’entraînement intense : lors de stages ou de préparations avec volume d’activité important, l’utilisation quotidienne peut aider à gérer la fatigue cumulée. L’effet reste modeste mais appréciable sur la sensation de fraîcheur et la réduction de la fatigue. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux sportifs de haut niveau l’intègrent dans leur routine.
Récupération après blessure : en phase de rééducation, la pressothérapie peut être utilisée sous supervision d’un kinésithérapeute pour favoriser la guérison et diminuer le gonflement post-traumatique. Elle ne remplace pas les autres soins mais constitue un complément au traitement paramédical pour maximiser la récupération.
Prévention : même sans pathologie, des séances régulières peuvent contribuer au confort circulatoire, particulièrement chez les personnes à risque (antécédents familiaux, surpoids, métiers statiques). La raison est que l’activité régulière de pressothérapie peut prévenir l’aggravation d’une mauvaise circulation sanguine naissante.
Quand la pressothérapie n’est pas la solution
❌ Pour la réduction de la cellulite : malgré les promesses marketing, aucune étude sérieuse ne démontre d’effet durable sur la cellulite. L’amélioration temporaire de l’apparence de la peau est due à la réduction de la rétention d’eau, pas à une modification du tissu adipeux. La réduction de la cellulite nécessite une approche différente combinant activité physique et alimentation.
❌ Pour perdre du poids : la pressothérapie ne brûle pas de calories et ne fait pas maigrir. La légère perte de poids parfois constatée après une séance correspond uniquement à de l’eau éliminée du corps.
❌ Comme récupération principale : chez les sportifs, elle ne remplace pas le sommeil, l’alimentation adaptée et la gestion intelligente de la charge d’entraînement. C’est un soin complémentaire, pas une solution miracle. Pour maximiser vos performances, un programme global reste essentiel.
🚨 Quelles sont les contre-indications ?
Contre-indications absolues
Certaines situations interdisent formellement l’utilisation de la pressothérapie :
Thrombose veineuse profonde (phlébite) : le risque de déloger un caillot et de provoquer une embolie pulmonaire est réel et potentiellement mortel. C’est la raison pour laquelle tout gonflement soudain et douloureux d’une jambe nécessite une consultation médicale avant d’effectuer toute séance.
Insuffisance cardiaque décompensée : augmenter le retour veineux peut surcharger un cœur déjà défaillant.
Infections cutanées aiguës : érysipèle, lymphangite ou toute infection nécessitant un traitement médical.
Blessure récente non consolidée : une fracture, entorse sévère ou toute blessure en phase aiguë nécessite l’avis d’un spécialiste avant d’envisager la pressothérapie. Un kinésithérapeute pourra évaluer si la technique est appropriée selon l’état de la lésion.
Grossesse : par précaution, sauf avis médical contraire et utilisation d’appareils spécifiquement conçus pour les femmes enceintes.
Contre-indications relatives
Ces situations nécessitent un avis médical avant utilisation :
- Hypertension artérielle non contrôlée
- Diabète avec neuropathie
- Artériopathie des membres inférieurs (mauvaise circulation sanguine artérielle)
- Prise d’anticoagulants
- Antécédents de cancer (selon la localisation)
- Plaies ou fractures récentes
- Gonflement inexpliqué d’apparition récente
En cas de doute, consultez toujours votre médecin ou un spécialiste avant de débuter des séances de pressothérapie. Un kinésithérapeute pourra également vous orienter selon votre situation.
Comment utiliser la pressothérapie efficacement ?
Protocoles recommandés
Pour optimiser les bienfaits de la pressothérapie et maximiser les résultats, voici les recommandations basées sur la littérature scientifique :
- Fréquence : 2 à 3 séances par semaine semblent être le point d’équilibre optimal⁴. L’utilisation quotidienne n’apporte pas nécessairement plus de bénéfices et peut même être contre-productive en période de charge d’entraînement très élevée. La raison est que le corps a aussi besoin de récupération naturelle.
- Durée de la séance : 20 à 30 minutes suffisent généralement. Les séances plus longues n’augmentent pas proportionnellement les effets et peuvent même fatiguer le système circulatoire. Cette durée permet d’atteindre un état de relaxation optimal sans risque d’effets indésirables.
- Pression : pour la récupération sportive et diminuer le gonflement, 60 à 80 mmHg constituent une zone efficace sans risque. Les pressions plus élevées (100-120 mmHg) sont réservées aux applications médicales sous supervision d’un kinésithérapeute ou d’un spécialiste.
- Timing : idéalement dans les 2 à 4 heures suivant l’effort pour la récupération sportive et stimuler efficacement la circulation. Pour l’insuffisance veineuse et la mauvaise circulation sanguine, le soir avant le coucher donne de bons résultats pour diminuer le gonflement nocturne.
- Programme personnalisé : pour maximiser les bénéfices, un kinésithérapeute peut établir un programme adapté à votre activité spécifique et à vos objectifs. La raison est que les besoins varient selon le type de sport pratiqué et l’intensité de l’entraînement.
Combiner avec d’autres techniques pour une meilleure récupération
La pressothérapie s’intègre bien dans une stratégie globale de récupération et peut maximiser les résultats lorsqu’elle est combinée intelligemment :
Avec l’hydratation : boire suffisamment avant et après la séance optimise le drainage lymphatique, la réhydratation tissulaire et l’élimination des toxines. C’est essentiel pour diminuer efficacement le gonflement.
Après des étirements légers : effectuer quelques étirements doux avant la séance semble donner de meilleurs résultats que la pressothérapie seule pour améliorer l’oxygénation des tissus.
En alternance avec la cryothérapie : certains sportifs alternent les séances pour cumuler les bénéfices des deux techniques de soin dans leur programme de récupération.
Jamais en remplacement du sommeil : une séance de pressothérapie ne compense pas une nuit courte. Le sommeil reste la méthode de récupération numéro un, essentiel pour le corps. La raison est que c’est pendant le sommeil que se déroulent les processus de réparation les plus importants.
Après certaines activités spécifiques : la pressothérapie est particulièrement pertinente après des sports à fort impact (course à pied, trail) ou des activités d’endurance longue (cyclisme longue distance, triathlon).
Pressothérapie à domicile vs en centre : que choisir ?
Les appareils à usage domestique
Le marché des appareils personnels a explosé ces dernières années. Les prix varient de 200€ pour des modèles basiques à plus de 2000€ pour des appareils de pressothérapie haut de gamme.
👍 Avantages :
- Utilisation illimitée sans frais supplémentaires
- Flexibilité horaire totale pour effectuer les séances
- Amortissement rapide si utilisation régulière dans un programme structuré
- Intimité et confort de son domicile
- Pas de déplacement nécessaire
- Possibilité de maximiser la fréquence d’utilisation
👎 Inconvénients :
- Investissement initial conséquent
- Variabilité importante de qualité selon les marques
- Pas d’accompagnement professionnel par un kinésithérapeute
- Risque d’utilisation incorrecte sans supervision d’un spécialiste
- Difficulté à établir seul un programme optimal
Les marques reconnues dans le domaine sportif proposent des appareils fiables mais coûteux. Les modèles à moins de 300€ sont souvent décevants en termes de pression et de durabilité au niveau de la qualité. La raison est que les composants de compression de qualité ont un coût.
Les séances en centre et remboursement
Les centres de récupération, instituts esthétique et cabinets de kinésithérapeute proposent généralement des séances entre 25 et 60€.
👍 Avantages :
- Équipement professionnel performant
- Conseils personnalisés par un spécialiste ou kinésithérapeute
- Protocoles adaptés à votre situation spécifique et à votre activité
- Pas d’investissement initial
- Souvent combiné avec d’autres techniques de soin
- Programme de récupération établi par un professionnel pour maximiser les résultats
- Possibilité de remboursement dans certains cas
👎 Inconvénients :
- Coût à long terme si utilisation régulière
- Nécessité de se déplacer pour effectuer les séances
- Disponibilité horaire parfois limitée
- Coût cumulé élevé (30€ × 3 séances/semaine × 52 semaines = 4680€/an)
Question du remboursement : en France, la pressothérapie peut être prise en charge par la sécurité sociale uniquement sur prescription médicale et dans le cadre d’un traitement paramédical spécifique (lymphœdème, insuffisance veineuse sévère avec mauvaise circulation sanguine documentée). Le remboursement reste limité et nécessite une pathologie chronique avérée. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour connaître les conditions exactes. La raison du remboursement limité est que la pressothérapie est souvent considérée comme un soin de confort plutôt qu’un traitement médical essentiel.
Quel choix faire pour une meilleure solution ?
➡️ Choisissez un appareil personnel si vous prévoyez 3 séances ou plus par semaine sur le long terme dans votre programme de récupération. L’investissement sera rentabilisé en 6 à 12 mois et vous permettra de maximiser la fréquence d’utilisation.
➡️ Privilégiez les centres pour tester la technique, bénéficier d’un accompagnement initial par un professionnel de santé, établir un programme adapté, ou si vous n’avez besoin que d’utilisation ponctuelle après certaines activités spécifiques.
➡️ Louez avant d’acheter si possible. Certains centres et fabricants proposent des locations mensuelles qui permettent de confirmer l’intérêt avant d’investir. C’est une option pertinente pour tester l’efficacité sur votre mauvaise circulation sanguine ou vos symptômes spécifiques.
La pressothérapie en pratique : à quoi s’attendre ?
Déroulement d’une séance
Vous enfilez les bottes de pressothérapie (manchons) par-dessus vos vêtements ou directement sur la peau. L’appareil démarre avec un cycle de gonflage progressif depuis les pieds vers les cuisses. La sensation est celle d’une technique de massage ferme mais généralement agréable.
Les premières minutes, vous sentez vos jambes comprimées de façon rythmique par l’air qui gonfle les différentes chambres. Après 5 à 10 minutes, une sensation de chaleur peut apparaître, signe de l’amélioration de la circulation sanguine. Certaines personnes s’endorment pendant la séance tant la sensation procure un état de relaxation profond.
Si vous effectuez la séance après une activité physique intense, vous ressentirez progressivement le gonflement diminuer et la fatigue s’alléger. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’utilisateurs décrivent l’expérience comme très agréable.
À la fin, au moment de retirer les bottes, la sensation de légèreté est généralement immédiate. Vos jambes semblent plus fines, le gonflement a diminué, et vous ressentez une envie de bouger. C’est le signe que la thérapie a bien fonctionné pour favoriser le retour veineux et améliorer votre circulation.
Effets secondaires possibles
La pressothérapie est généralement très bien tolérée. Quelques effets indésirables mineurs peuvent survenir :
Augmentation temporaire de l’envie d’uriner : c’est normal et même souhaitable. La mobilisation des fluides stimule la fonction rénale et favorise l’élimination des toxines du corps. La raison est que le drainage lymphatique mobilise l’eau tissulaire vers les reins.
Légères rougeurs ou marques : si la pression est trop élevée ou la durée de la séance trop longue, des marques temporaires peuvent apparaître.
Sensation de jambes « molles » : certains utilisateurs rapportent une légère faiblesse musculaire immédiatement après la séance. Elle disparaît en quelques minutes au niveau physiologique. Si vous devez effectuer une activité physique importante, prévoyez un délai de 30 minutes après la séance.
Inconfort digestif : rare, mais peut survenir si les manchons abdominaux sont utilisés trop tôt après un repas.
Si vous ressentez des douleurs, un gonflement anormal qui augmente au lieu de diminuer, des picotements anormaux ou tout autre symptôme inquiétant, arrêtez immédiatement la séance et consultez un professionnel de santé ou un spécialiste.
Questions fréquentes (FAQ)
- Shi C. et al. (2019). Phlebology, 34(9):615-626.
→ Méta-analyse sur l’efficacité de la compression pneumatique intermittente pour la réduction des œdèmes des membres inférieurs. - Brown F. et al. (2022). Journal of Sports Science & Medicine, 21(2):231-242.
→ Méta-analyse australienne évaluant les effets de la pressothérapie sur la récupération musculaire chez les athlètes. - van der Berg K. et al. (2023). European Journal of Sport Science, 23(4):445-453.
→ Étude néerlandaise sur l’impact de la pressothérapie sur la récupération après semi-marathon. - Kargarfard M. et al. (2020). Journal of Clinical Physiotherapy Research, 5(3):128-136.
→ Recherche iranienne comparant différentes fréquences d’utilisation de la pressothérapie. - Williams S. & Patel M. (2021). Vascular Medicine, 26(5):521-529.
→ Étude britannique mesurant l’impact de la pressothérapie sur le flux veineux. - Silva R.M. et al. (2020). Lymphatic Research and Biology, 18(4):348-356.
→ Recherche brésilienne sur l’utilisation de la pressothérapie dans le traitement du lymphœdème post-cancer. - Tanaka H. & Nakamura Y. (2021). Japanese Journal of Health Promotion, 23(2):89-97.
→ Enquête japonaise sur la perception des bénéfices de la pressothérapie par les utilisateurs réguliers. - Peterson M.D. et al. (2021). International Journal of Sports Medicine, 42(7):618-625.
→ Étude américaine évaluant l’effet de la pressothérapie sur les DOMS après exercice excentrique. - García-López D. et al. (2020). Journal of Strength and Conditioning Research, 34(11):3156-3163.
→ Recherche espagnole sur l’impact de la pressothérapie sur la performance de cyclistes.
Ces études sont accessibles via PubMed, Google Scholar ou les sites des revues scientifiques mentionnées.
Les informations de cet article sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas les conseils d’un professionnel de santé. La pressothérapie ne substitue en aucun cas à un traitement médical prescrit.
En cas de blessure, demandez toujours l’avis de votre kinésithérapeute avant d’effectuer cette thérapie. La raison est que seul un professionnel peut évaluer si cette méthode est appropriée pour votre situation et adapter le programme en conséquence pour maximiser les bénéfices et diminuer les risques.