Le sommeil joue un rĂŽle central dans la rĂ©cupĂ©ration sportive. Et cela vaut pour tout le monde, quelle que soit la discipline pratiquĂ©e, le niveau ou la frĂ©quence dâentraĂźnement. DĂšs quâon sollicite son corps, il faut aussi lui laisser le temps de rĂ©cupĂ©rer.
AprĂšs une sĂ©ance, on pense facilement Ă lâalimentation, Ă lâhydratation ou encore aux Ă©tirements. Pourtant, bien dormir reste lâune des bases les plus simples, et souvent les plus sous-estimĂ©es, de la rĂ©cupĂ©ration.
Pendant la nuit, lâorganisme ne se met pas simplement en pause. Il continue Ă rĂ©parer, rĂ©guler et restaurer ce qui a Ă©tĂ© sollicitĂ© pendant lâeffort.
La rĂ©cupĂ©ration est Ă la fois physique et mentale. Autrement dit, progresser Ă lâentraĂźnement passe aussi par ce qui se joue une fois les yeux fermĂ©s.
Pourquoi le sommeil est-il si important pour récupérer aprÚs le sport ?
Le sommeil aide lâorganisme Ă rĂ©cupĂ©rer des contraintes imposĂ©es par lâentraĂźnement. AprĂšs une sĂ©ance, le corps doit retrouver son Ă©quilibre. Les muscles ont travaillĂ©, les rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques ont Ă©tĂ© sollicitĂ©es et le systĂšme nerveux a parfois Ă©tĂ© fortement mobilisĂ©.
Pendant la nuit, lâorganisme favorise notamment la rĂ©paration des tissus, la rĂ©cupĂ©ration nerveuse et la rĂ©gulation de nombreux mĂ©canismes liĂ©s Ă lâĂ©nergie et au mĂ©tabolisme.
Dormir fait donc pleinement partie de lâentraĂźnement. On peut multiplier les techniques de rĂ©cupĂ©ration, mais si les nuits sont rĂ©guliĂšrement trop courtes ou de mauvaise qualitĂ©, une partie du travail rĂ©alisĂ© en journĂ©e risque dâĂȘtre moins bien assimilĂ©e.
La rĂ©cupĂ©ration ne commence pas aprĂšs lâentraĂźnement. Elle fait partie de lâentraĂźnement.
Que se passe-t-il pendant la nuit ?
Le sommeil est composé de plusieurs cycles qui alternent différentes phases.
On retrouve notamment le sommeil profond, associé à une récupération physique importante, et le sommeil paradoxal, une phase particuliÚrement active pour le cerveau.
Ces diffĂ©rentes Ă©tapes ne sâopposent pas, elles se complĂštent. Câest pour cette raison que la durĂ©e du sommeil compte, mais aussi sa continuitĂ© et sa qualitĂ©.
Le sommeil influence directement la capacitĂ© Ă ĂȘtre performant Ă lâentraĂźnement.
Il agit notamment sur la vigilance, la coordination, la concentration, la motivation et la perception de lâeffort. Une rĂ©cupĂ©ration insuffisante peut donc modifier la maniĂšre dont on se sent pendant une sĂ©ance.
Un entraĂźnement habituellement maĂźtrisĂ© peut soudain sembler beaucoup plus difficile. Cela ne signifie pas quâune mauvaise nuit suffit Ă gĂącher une sĂ©ance. La rĂ©alitĂ© est plus nuancĂ©e.
Câest surtout lorsque le manque de sommeil devient rĂ©gulier que la fatigue peut sâaccumuler et compliquer la rĂ©cupĂ©ration entre les entraĂźnements.
Sommeil et récupération musculaire, quel est le lien ?
Le sommeil participe aux processus qui permettent aux muscles de rĂ©cupĂ©rer aprĂšs lâeffort. Pour progresser, il ne suffit pas de crĂ©er du stress Ă lâentraĂźnement. Il faut aussi laisser au corps le temps de sây adapter.
La rĂ©cupĂ©ration musculaire dĂ©signe le processus pendant lequel les tissus sollicitĂ©s par lâeffort se rĂ©parent et sâadaptent. Le sommeil offre justement une longue pĂ©riode pendant laquelle lâorganisme peut se consacrer Ă ces mĂ©canismes sans avoir Ă gĂ©rer une nouvelle contrainte physique importante.
On peut donc voir lâentraĂźnement et le sommeil comme deux parties du mĂȘme processus. La sĂ©ance crĂ©e le stimulus et la rĂ©cupĂ©ration permet de lâassimiler.
Chercher Ă augmenter constamment le volume ou lâintensitĂ© sans accorder suffisamment de place au repos peut rapidement devenir contre-productif.
Combien de sommeil faut-il quand on fait du sport ?
Il nâexiste pas une durĂ©e de sommeil parfaite qui conviendrait Ă tous les sportifs.
Les besoins varient selon lâĂąge, le niveau dâactivitĂ©, la charge dâentraĂźnement, la fatigue accumulĂ©e et les caractĂ©ristiques individuelles. Une pĂ©riode avec plusieurs sĂ©ances exigeantes peut par exemple augmenter le besoin de rĂ©cupĂ©ration.
PlutĂŽt que de chercher absolument un chiffre idĂ©al, il est souvent plus utile dâobserver certains signaux. Est-ce quâon se rĂ©veille reposé ? Est-ce quâon lutte contre la fatigue pendant la journĂ©e ? Est-ce que les performances Ă lâentraĂźnement restent stables ?
La rĂ©gularitĂ© compte Ă©galement beaucoup. Des horaires relativement constants peuvent aider lâorganisme Ă mieux structurer son rythme veille-sommeil.
Pour mieux rĂ©cupĂ©rer, lâobjectif est surtout de favoriser un sommeil suffisamment rĂ©gulier, long et de bonne qualitĂ©.
Pas besoin pour autant de transformer le coucher en protocole compliqué. On peut commencer par travailler sur quelques habitudes simples.
- garder des horaires de coucher et de réveil relativement réguliers
- crĂ©er une routine calme avant dâaller dormir
- limiter les stimulants et les activités trÚs excitantes en fin de journée
- adapter si nécessaire les séances réalisées tard le soir
- dormir dans une piĂšce sombre, calme et confortable
- tenir compte de la fatigue lorsquâelle commence Ă sâaccumuler
Lâobjectif nâest pas de transformer chaque nuit en performance Ă optimiser. Certaines nuits seront meilleures que dâautres, et câest parfaitement normal.
Ce qui compte surtout, câest la tendance sur plusieurs jours et plusieurs semaines.
Quand le sommeil est rĂ©guliĂšrement insuffisant, la fatigue sâaccumule plus facilement et la rĂ©cupĂ©ration entre les sĂ©ances devient moins efficace. Ă terme, cela peut aussi rendre les entraĂźnements plus difficiles Ă enchaĂźner.